[fr] [ndls] [eng] [deu]
Ivivini nnam     [ Accès direct à la galerie ]

Il n'y a plus de gueules noires au "Pays noir".

Le charbon est épuisé, les charbonnages sont devenus des chancres industriels (ou des musées); les terrils sont rasés (ou boisés, qui s'en plaindrait ?)

Les anciens mineurs sont plus qu'à jamais sous terre. une page est tournée !

La vie pourtant ne cesse inlassablement de poursuivre son grand ouvrage, et nous presse d'écrire d'autres pages.

Voici donc les nouvelles "gueules noires " de mon pays, arrivées de partout en Afrique sub-saharienne, du Cameroun, du Sénégal, du Nigeria, du Togo, du Bénin. il y a deux semaines, deux mois, deux ans, deux générations. tout habillés de soleil, les sandalettes aux pieds et la tête dans un rêve étoilé d'Europe et de bonheur.

Ivivini nnam, le pays noir, est un clin d'oil de photographe, sans prétention anthropologique, sociologique ou politique.

Chaque modèle reçoit gratuitement un tirage (après signature du formulaire d'autorisation d'utilisation de la photographie)

Les photographies seront éditées sur une galerie Internet (www.geehemmel.be) et réunies dans un livre "Ivivini nnam, le pays noir", imprimées sous forme de cartes postales et exposées en galeries et lieux publics.

Ivivini nnam, en langue de l'éton pourrait se traduire par "pays noir", si cette notion de "pays" qui nous est si chère e xistait chez eux comme chez nous, avec le même sens.
(Le pays où nous sommes nés et que nous défendons parfois avec tant d'arrogance, nous appartient-il vraiment, ou est-ce plutôt nous qui appartenons, humblement, à la terre ?)

La langue de l'éton est un dialecte du Cameroun, tous ne le parlent pas, ne le comprennent pas, c'est une langue locale et vivante, un peu comme notre wallon !

En cette planète Babel où les hommes ont presque déjà tout inventé pour mieux communiquer et rien fait -ou presque- pour se comprendre, voici pour faire l'éloge de l'altérité, quelques modestes images d'hommes, de femmes, d'enfants et de vieillards qui nous ressemblent, parce que comme chacun d'entre nous, ils sont uniques, c'est-à-dire différents.

gee hemmel


Cette série bénéficie du mécénat de :

- M. Alain EYENGA


Powered by CEDworkshop